Défense du territoire
Robert Frairet
Robert Frairet Président de la communauté de Communes d'Artagnan en Fezensac
Conseiller Départemental
Maire de Caillavet
Marie-Martine Dalla Barba
Marie-Martine Dalla Barba Conseillère Départementale du Gers
Administrateur d’une banque mutualiste
Administrateur d’associations sociales et culturelles

Les actualités


Vœu adopté à l’unanimité lors de la séance du sur l’abaissement de la vitesse autorisée de 90 à 80km/h.

Le Conseil Départemental du Gers réaffirme que la sécurité routière doit être une priorité absolue des pouvoirs publics.

Il approuve la plupart des mesures arrêtées lors du dernier comité interministériel, qu’il s’agisse de l’interdiction concernant l’utilisation du téléphone portable pendant la conduite, de la sévérité en cas de récidive, ou de la mise en œuvre de sanctions renforcées contre la conduite sous l’emprise de
l’alcool et de produits stupéfiants.

De la même façon, les élu-e-s départementaux soutiennent l'objectif de l’Etat de faire baisser le nombre de morts en réduisant la vitesse moyenne sur les routes les plus accidentogènes.

Cependant, l’abaissement généralisé de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h sur « toutes les routes sans séparateur central en dehors des routes à deux fois deux voies et des routes à trois voies qui sont conçues pour permettre des dépassements sécurisés » ne nous semble pas prendre en compte certaines spécificités des départements ruraux.

En terme de risque de sécurité routière, il est surprenant de ne pas distinguer le petit réseau secondaire de routes départementales, du réseau bidirectionnel avec marquage et signalisation au sol. Ce dernier, qu’il soit national ou départemental, semble à même de supporter un trafic sécurisé à 90 km/h.

En conséquence, les élus du Gers réunis en séance plénière ce vendredi 23 mars 2018 demandent au Gouvernement :
- De limiter la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le seul réseau départemental et communal dépourvu de marquage et de signalisation au sol, soit 60 % de nos routes.
- De maintenir la vitesse maximale autorisée actuelle sur le réseau bidirectionnel avec marquage et signalisation au sol.
- D’engager les travaux de sécurité sur les axes les plus accidentogènes du Gers.
- De redonner aux Départements la capacité financière pour moderniser leurs réseaux départementaux.